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Lapland Ice Driving en Porsche 911 GT3

L’expérience exotique Suédoise, vous connaissez ? Ne cherchez pas, la glisse Lapone, il n’y a pas mieux. Lapland Ice-Driving propose une expérience unique : Silverstone GP, Castellet, Nurburgring GP, à l’échelle 1, sur un lac gelé en à 70km du cercle polaire. Votre serviteur les a chacune testées et filmées (les pistes).

Lapland Ice Driving

Eric Gallardo et son équipe nous offrent un concept sans équivalent. Voici les points marquants qui font le succès de la formule qui fête cette année sa 10ème saison !

  • 3 circuits F1 à l’échelle 1 : Castellet, Nurburgring GP, Silverstone GP,
  • 2 circuits école : La Ferté Gaucher, Les Ecuyers,
  • 2 cercles de 250m et 350m de diamètre,
  • 1 ovale de 500m,
  • 2 « practices » qui sont deux petits circuits pour les débutants,
  • 15 instructeurs diplômés et multilingues qui accompagnent en permanence chaque participant,
  • Et bien sur une flotte de 30 voitures préparées à l’exercice du drift sur glace.

Laponie-3000Je retiens aussi la qualité de la prestation dans son ensemble. Hôtellerie, transferts aéroport, voiture de courtoisie sur place, soirées cocktails, rien n’est laissé au hasard. Les deux Club Houses en bois posés au milieu du lac vous accueillerons tout confort entre deux sessions,  pour regarder la télé, boire du café, et partager vos exploits sur Facebook puisque il y a même le Wifi !!!

Après un briefing café en bordure du lac, place à l’action. Chaque pilote se voit remettre la clé de sa monture pour la journée. Je commence par me mettre en jambe sur Porsche Cayman S (série 987 phase 2, boite méca) et ses 320cv. Christopher mon instructeur me rappelle les principes de base et nous voilà partis pour une première série de 30 minutes. Petit cercle, grand cercle, nous y passons et repassons dans chaque sens, tout en glisse. Felix Macias, photographe officiel, en profite pour immortaliser ce moment délicieux ou, tout sourire, nous entretenons une glisse propre et léchée pour la première fois :

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Nous allons ensuite taquiner la Ferté Gaucher pour commencer a travailler sur les enchainements et la synchronisation des transferts de masse. C’est chose faite. Nous sommes à présent capables de prendre ces petits lacets tout en rythme et en finesse. Les choses sérieuses vous pouvoir commencer…

Laponie-3042
C’est partit pour la grosse attaque en Porsche 997 GT3 3,8 et ses 435cv lâchés sur le circuit du Castellet. Performance et motricité accrue par rapport au Cayman. L’équilibre de cette voiture est tout de même assez bluffant… Le différentiel autobloquant ajoute incontestablement un niveau de contrôle supérieur par rapport au Cayman qui en est dépourvu, surtout dans le serré. L’ensemble du circuit peut être parcouru en 3ème et 4ème, même sur les épingles. Le faible grip (malgré les 700 clous par pneu), et le couple du flat6 permettent sans peine d’entretenir de belles dérives, même à 1500 tours sur un filet de gaz.

La ligne droite du mistral, même avec la chicane, permet d’atteindre 190km/h avec la GT3, au point de freinage avant la courbe des Signes. Celle-ci est abordée à environ 110 km/h, tout en drift en 4ème. Bonheur absolu. Inutile d’aller chercher un temps, le plaisir est ailleurs. Leny mon instructeur sur la GT3, me challenge pour aller chercher plus d’angle, et de passer tout en glisse le double droit du Beausset qui resserre sur la fin. Le Nirvana ultime, enchainer Beausset, Bendor, Village, Virage du Pont sans jamais interrompre la glisse. La GT3 danse, se calme sur les freins, même en drift, puis reprend de l’angle sur une petite claque de gaz. Quel plaisir !!! Je ne suis pas parvenu à faire un tour parfait, mais je n’en étais plus très loin comme vous le verrez sur la vidéo.

J’ai fait du lobbying pour que la flotte s’agrandisse avec quelques Exige V6, qui viendraient parfaitement compléter le panel de voitures déjà disponible.

  • Porsche Cayman S
  • Porsche 997 GT3 3,8
  • Maserati Grand Turismo MC Stradale
  • Maserati Ghibli S
  • Subaru Impreza WRX STI
  • Lamborghini Gallardo

Reste à savoir comment se comporterait notre petite anglaise par -30 degrés… En tout cas, pas de problème pour refroidir l’échangeur du compresseur !

Place aux images. Merci à Eric, Lionel, Felix, Christopher, Leny et toute l’équipe rencontrée sur place, qui ont fait de ce séjour un merveilleux moment. A l’année prochaine !

 

Comment améliorer son chrono à Folembray ?

Ce post à pour objectif  de donner quelques conseils aux pilotes amateurs tels que moi, afin d’éviter quelques pièges et de réduire significativement les temps au tour sur le circuit automobile de Folembray. Je livre ces quelques éléments sans prétention, ayant malgré tout à mon crédit un honorable temps de 0’54’64 sur ma Lotus Exige S1, en pneus homologués route, en vidéo un peu plus bas.

Quelques rappels au sujet du tracé du Circuit Automobile de Folembray :

  • 2050 mètres de long
  • 9,20 mètres de large
  • Longue montée à pleine charge
  • Un pif paf droite gauche
  • Une épingle dite « La Pointe »
  • Longue descente
  • S de la Ferme (enchainement le plus rapide)
  • Double droit en bas de la descente
  • Ligne d’arrivée
Plan détaillé du circuit de Folembray
Plan détaillé du circuit de Folembray

Source: V12GT.com

J’ai dû tourner à Folembray une douzaine de fois. C’est un circuit relativement facile à appréhender, mais à mon sens deux enchainements sont déterminants pour pouvoir tirer le meilleur de son auto, et pour faire un bon temps. En effet, ce circuit dispose de deux lignes droites, donnant clairement un avantage aux autos puissantes, capables d’accélérer fort, car la pleine charge dure longtemps.

La montée est à fond jusqu’au freinage du pif paf, la cassure gauche se passe à fond. Idem dans la descente, c’est à fond depuis la sortie de la pointe jusqu’au S de la ferme, puis long bout de droit à nouveau jusqu’au freinage d’en bas, avant le double droit. Coté freinage, celui d’en bas est clairement le plus puissant, car on arrive vite avec le point le plus rapide du circuit et car c’est en descente. Le freinage d’avant le pif paf est également puissant, mais on est en monté donc il y a tout de même un peu moins de contraintes.

DONC les deux enchainements sont primordiaux puisqu’ils précèdent une longue période de plein gaz : c’est là qu’il y a du temps à gagner.

Le double droit :

Il est fondamental de pouvoir accélérer TOT en sortie du double droit, et c’est sur ce virage que le plus de temps peut être gagné FACILEMENT. Mais il y a un piège, et il vous faudra le déjouer ! En effet, l’angle du deuxième virage, invite à entrer sur une corde anticipée. en ayant une trajectoire le plus arrondie possible, la vitesse au point de corde est élevée, mais on se retrouve face au trottoir de gauche qui resserre, et on est obligé soit de refermer son virage, soit de couper les gaz, ou même les deux. Résultat, on remet du gaz après le goulot, et on perd facilement 20 mètres. Voir ci dessous ce qu’il ne faut pas faire :

Ce qu'il ne faut pas faire
Ce qu’il ne faut pas faire

Ce virage est le plus important, car les 5 km/h que vous gagnez en sortie de virage, sont conservés jusqu’au pif paf, et c’est des dixièmes voir même des secondes que vous gagnez sur le tour. Pour réussir à déjouer le piège de ce mini pif paf en sortie, il faut sacrifier l’entrée du dernier droit, afin de pouvoir mettre les gaz tôt, SANS INTERROMPRE, volant presque droit. Il y a bien sur l’option de taper le trottoir aussi bien sur la corde qu’en sortie, mais la motricité risque de faire défaut, et le vibreur peut éventuellement déstabiliser l’auto au point de vous faire perdre le contrôle. Ce conseil est d’autant plus valable dans le cas d’une traction, qui aura sur ce virage une tendance naturelle a sous-virer et vous faire foncer sur le trottoir de gauche… Voilà ce que cela donne pour optimiser la sortie :

Ce qu’il faut faire

Donc on reste bien à l’extérieur, on casse sa vitesse en entrée, la corde est en fait avant de toucher le vibreur. On peut mettre les gaz très tôt, roues droites, et passer tous les watts au sol. Le gain accumulé en haut de la montée sera très important !

La Pointe :

Le virage de la pointe conditionne lui aussi une assez longue distance à pleine charge. La aussi, il y a un piège. En effet, en arrivant sur le virage, on a l’impression que c’est un virage à 90 degrés, mais c’est bien plus serré. La encore, le but de ce virage lent, est de forcer le sous-virage en suggérant au pilote de mettre les gaz trop tôt. La piste est large, et l’optique laisse en penser que l’on peut plonger tôt sur la corde, d’autant plus que le pif paf précédant va vous envoyer sur la droite de la piste, juste avant cette pointe. C’est toute la difficulté de ce virage.

  1. Le placement. Il est très important de se forcer à être bien à gauche, quitte à sortir moi fort du pif paf.
  2. Freiner bien droit, puis rentrer sur les freins,
  3. Patientez !!! Passez une corde tardive en restant légèrement sur les freins pour favoriser le train avant qui a, sur ce virage, une large tendance à s’évaporer !
  4. Gaz environ un mètre après la corde, tout doux pour ne pas envoyer directement la voiture tout droit dans l’herbe et être obligé de couper les gaz au pire moment ! Si vous avez une propulsion, vous pouvez provoquer un léger survirage, pour enrouler. Attention à ne pas faire cirer les pneus !

Là encore, ce piège a pour but de vous faire accélérer trop tôt et vous pousser à la faute. Il est fondamental de garder le momentum sur la sortie et de patienter un peu ! Ensuite c’est à fond, y compris sur la cassure, jusqu’au S de la ferme.

J’espère que la vidéo ci-dessous, tournée il y a une semaine, vous permettra de visualiser la mise en pratique. N’hésitez pas à partager vos expériences au sujet de la piste de Folembray dans la section commentaires !