Nissan GTR, une très grosse Exige ?

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La GTR est une espèce de superstar du web. On la voit partout. Des 0 à 300 km/h comme qui rigole, des drag races sur des autoroutes Russes sur la chaine Youtube de Dragtimes, des 400m départ arrêté en moins de 9 secondes, des 340 km/h au bout du mile départ arrêté, 1500cv en veux tu en voilà… Alors forcément, Lotusien dans l’âme que je suis, j’ai tout de même mon lot de préjugés. Après tout, il s’agit d’une énième grosse auto avec un moteur surpuissant bardée d’électronique, et je me rassure à me persuader que cette auto n’a que peu d’intérêt mise à part les chiffres hallucinants qu’elle est capable de poser sur le papier. Voir sur le forum GTR ici.

Ma première rencontre avec une GTR a eu lieu il y a un an, sur le sublissime circuit de Montmélo en Espagne. Lors de cette sortie organisée par le CLF, un des membres du club, bien connu de notre petite communauté, est venu avec son Godzila « Heavy… is Fast… » collé en gros sticker devant et derrière l’auto. Un clin d’oeil à notre célèbre « Light is Right » qui m’a bien fait sourire. Le lendemain sur la piste, je riais déjà moins lorsque en bout de ligne droite, la GTR me double à 260 alors que mon fidèle Punisher chargé à la testostérone envoie tout ce qu’il peut. C’est bien simple, je ne m’étais JAMAIS fait doubler avant. Et là, je me suis fait littéralement poser en bout de ligne droite… Preuve à l’appui ci dessous :

Après cette introduction j’en viens à présent à l’objet de la rédaction de ce post. En effet, j’ai pu parcourir ce weekend 600km au volant d’une GTR de 2009 stock, c’est à dire en version 480cv. La moins puissance… J’ai la chance d’avoir un ami au garage bien rempli, et j’ai eu ces derniers temps l’opportunité de conduire pendant plusieurs jours, des autos extraordinaires : 911 Turbo, SLS, 458, 8C, V12 Vantage, Rapide, Grand Turismo, FF, California… J’écris ce post aujourd’hui car celle m’a le plus surpris, c’est bien la GTR. Que la 458 soit une voiture fabuleuse, avec son V8 atmo de 570cv et sa boite F1 dernière génération, je m’en doutais, je l’attendais. Je me rends compte après coup, que même si j’avais lu des reportages dithyrambiques sur cette fameuse Nissan, je voulais me convaincre qu’une auto de 1900kg tous pleins faits, ne pouvait pas prétendre à mon estime Chapmanesque.

Je prends donc livraison de ma GTR pour ce weekend. Je me disais qu’un 4×4 par temps de pluie, de toute façon cela ne serait pas si mal… Prise en main facile, multiple réglages de la position du volant, il fait bon vivre dans la GTR. La sono envoie comme il faut, c’est sur je vais au moins pouvoir profiter de cela. Mais à peine sortit du parking, un constat évident : le toucher de volant. Incroyable. J’ai beau naviguer à faible allure sur les avenues pavées parisiennes, j’ai un vrai retour de force qui me renseigne sur les irrégularités de pente de la route. Un peu comme le fait une Lotus ! Ni une ni deux, je me sauve de Paris, direction l’Oise, puis la Picardie, puis les Ardennes. Le temps est épouvantable, il bruine, les tracteurs ont laissé de la terre sur la route. Suspensions en mode « confort » l’auto est confortable mais l’on reste étonnamment connecté. Le niveau de confiance procuré par le niveau de grip mécanique de l’auto est assez stupéfiant. La motricité est bluffante, et la voiture est tout simplement insuivable sur ce type de route en pareilles conditions.

En définitive, l’auto est incroyablement efficace, mais ça je le savais. La vraie surprise est la façon d’y parvenir. Le journaliste Chris Harris, (ma référence en termes de journalisme automobile) l’avais déjà décelé sur Drive. L’électronique, très présente à bord, se fait bien plus discrète que ce que je pouvais imaginer. Cette GTR m’a bluffé par la rigueur de son châssis, et de la qualité des sensations qu’elle est capable de distiller au pilote. J’emploi volontairement ce terme, car ne vous y trompez pas. Il faut bel et bien piloter cette machine si vous voulez aller vite (enfin, très vite…). Sur circuit, lorsque vous commencer à taquiner la limite, et que vous déconnectez le contrôle de traction, la GTR peut mordre… Et avec une telle capacité de mise en vitesse sur le gras, je peux vous dire qu’il faut être bien réveillé. Je dois bien admettre avoir été impressionné par cette auto, car elle s’est révélée à la hauteur de sa réputation qui finalement n’est pas usurpée. Je reste bien sur fidèle au précepte de l’illustre Colin, et même si la GTR est comparable à Mike Tyson en ballerine, elle ne supplante tout de même pas mon Exige. Il n’en reste pas moins que le touché de route aura été la révélation de ce pachyderme félin. Ah j’oubliais… Le launch control est une expérience ahurissante que le plus survolté des Punishers ne peut vous donner.

3 réflexions sur « Nissan GTR, une très grosse Exige ? »

  1. Je l’avais bien senti troublé notre ami Julien apres ce périple pluvieux !
    J’étais dans l’auto en tant que passager.
    Je dirais presque « hélas », je dois confirmer chaque virgule de son excellent compte rendu ! Une auto de ce poids ne pouvait pas me plaire..!? Si. Meme si mon experience dans cette auto sur circuit m’avait valut une demi journée de nausée façon mal de mer, sur route l’auto est extraordinaire. Nous étions en route vers ma promise Z06, et je dois dire que la GTR a réussi à me mettre le doute ! Seule certitude pour moi la Z06 doit pouvoir distiller tout autant de plaisir ( d’une maniere tres differente ), sans devoir aller aussi vite… Juste essayer d’éviter la prison 🙂
    J’espere m’en tirer sans assistance psychologique !

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