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Retour d’expérience – Rotules sur roulements et répartiteur de freins

Je testais le 4 mai sur le circuit Bugatti au Mans, une série d’upgrades chassis majeure sur le Punisher.  Je reviens ici sur le retour d’expérience à l’issue de deux jours de test avec le CLF. Suivra un autre post dédié au montage.

Le cahier des charges :

  • Fiabiliser le chassis – notamment dans le cadre des charges latérales importantes et de l’usure relative des « petits » roulements de roues montés d’origine à l’arrière sur les Lotus Exige S1,
  • Améliorer la performance du chassis – Plus de rigidité,
  • Ne pas modifier l’aspect de l’auto,
  • Ne pas descendre sous 100 mm de garde au sol,
  • Améliorer le freinage arrière.

Sur la base de ce cahier des charges, les options sont peu nombreuses. Après concertation avec Franck, je me décide sur le setup détaillé ci-dessous et à avancer dans l’inconnu. Nous ne connaissons personne ayant véritablement mené à bien ce type de modification, tout du moins sur la config précisément retenue.

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La configuration retenue :

Retour d’expérience Chassis :

En résumé, deux améliorations : 1-rigidité chassis grace aux rotules sur roulement, et 2-géo plus précise grace aux GT Hubs qui permettent aux triangles de travailler avec le bon angle, en garde au sol typée circuit.

Niveau comportement, l’auto n’est pas métamorphosée. Au contraire. Je retrouve mes marques immédiatement pendant les phases initiales de roulage. Je me dis que c’est plutôt bon signe, puisque (on le sait) nous avions trouvé des valeurs de géo adaptée à l’auto et à mon pilotage. A en juger par les chronos postés jusqu’à présent le setup est bon. C’est à la limite et dans les gros appuis que je sens une amélioration. La limite est d’une part très légèrement repoussée, mais la facilité du contrôle a sensiblement progressé. Il est encore plus facile de gérer le grip sur les transferts de masse, surtout dans le rapide. L’auto est manifestement plus précise, mais c’est la facilité avec laquelle on joue sur le pivot et le grip mécanique qui est apparente, notamment autour du point de corde et de la sortie. Il était déjà facile d’enrouler avec le Punisher, nous avons maintenant un équilibre magistral dans cette phase. J’ai encore du travail pour affiner la géo, car à présent le feeling notamment sur les pneus est amélioré.

Retour d’expérience freins :

La voiture ne fait que de la piste. Je peux donc me passer du frein à main, que je troc contre un limiteur de pression AP Racing, logé en lieu et place. Ce dispositif permet de réguler la pression envoyée à l’arrière. On peut laisser passer de 30% à 95% de la pression du maitre cylindre.

Le réglage idéal de balance a été plus facile à trouver que ce que j’aurais pu imaginer. Je pars avec des CL RC6 à l’avant, et des CL RC5+ à l’arrière. Je rode sur la défensive, en ayant un biais avant maximal. Après quelques tours de rodage, j’augmente la pression sur l’arrière, ainsi que mon engagement.

Quelques tours et quelques drifts plus loin, je suis à un niveau d’équilibre me paraissant idéal pour pouvoir freiner fort sans jamais bloquer l’arrière. De plus, mon réglage de valve se trouve à peut près au centre de la plage d’utilisation, ce qui me laisse pas mal d’options d’ajustement en fonction des conditions de grip. Top.

Le vrai test, c’est le virage de La Chapelle. Et c’est là d’ailleurs que C’EST BON !!! J’arrive fort et je pointe la corde à droite. Je plante le frein à peu près en ligne en visant droit sur le corde. Contre toute attente l’arrière tient bon, et je joue en entrée sur le pivot pour rester à la corde sur une légère dérive extatique, car facilement contrôlable (alors que je suis encore sur le frein). Ceci serait IMPOSSIBLE à faire sur une S2 sans risquer de perdre l’arrière violemment, et difficile aussi sur une S1 d’origine d’ailleurs. Ensuite remise des gaz (il faut les watt du Punisher certes) et j’enroule un poil à la corde pour pouvoir souder sans passer par une phase de vitesse constante. Délicieux.

Le bénéfice de contrôler la balance des freins AV/AR est supérieur à ce que j’anticipais.  Et là je vous livre un gros secret.

Les GT HUBS sont un plus, mais je me demande si l’upgrade des freins AR n’est pas LE truc à faire sur une 111 destinée exclusivement à la piste. Il est possible de le faire via un kit vendu par EP pour mettre une paire de AP sur les hubs arrières d’origine. Bien sur on se prive dans ce cas de frein à main…

Bilan du weekend, près de 4 secondes plus vite qu’une Lotus Exige Cup 260 de la LCE, sérieusement affutée, et emmenée par un pilote sérieux. Avec un temps de 1’49’39 sur le Bugatti, je suis à 1 dixième de mon meilleur temps d’il y a deux ans, mais sur une piste qui était bien meilleure en 2012 que cette année.

Au global, je pense avoir gagné une seconde et demie avec ces modifs. Au delà du chrono, le plaisir et la facilité de l’auto à la limite la rendent tout simplement jouissive.

Ce résultat n’a pas été facile à mettre en oeuvre et je reviendrai prochainement plus longtemps sur le montage et les difficultés techniques rencontrées… Elles furent nombreuses… Attendez donc la lecture du prochain billet de Lotus-111.com avant de passez votre commande…

Rappel : RDV le 4 juillet sur le circuit de Dijon Prenois !

1’18’87 à Magny Cours Club avec MotorSport Magazine

Bravo à Nicolas Gourdol de MotorSport Magazine, qui a mené de mains de maitre le tour chrono du Punisher à Magny Cours Club le mois dernier.

Enorme temps de 1’18’87, soit plus rapide que la dernière 991 GT3. Les Radical restent intouchables, mais cette bonne vielle Exige S1 est la plus rapide des autos fermées et en pneus homologués route, qui a été testée sur ce circuit à ce jour. (Avon ZZR).

Un grand merci à Nicolas et toute l’équipe de MotorSport !!!

Et dépêchez vous d’acheter le numéro 57 de votre revue préférée, pour y découvrir le dossier complet consacré à l’Auto !!!

Trop heureux le Jules 🙂

LCE – SPA 2012

Pour finir l’année en beauté, voici une petite vidéo qui n’avait pas encore été publiée. Filmée à bord de l’Exige 157 du Team Performans Engine, Jean-Baptiste Meusnier nous emmène à Spa Francorchamps en 2012. Le départ arrêté de la course 2 fut férocement disputé entre Xavier Georges (2-eleven « Gulf »), Gregory Rasse (Evora GT4 blanche) et John Rasse en Exige Cup orange.

Une très belle vidéo ou les pilotes sont à 100% dès le premier virage. Profitez des images sur à peine 3 tours malheureusement, la batterie de la Gopro n’a pas permis de filmer plus longtemps. Merci encore à JB de m’avoir confié ces images. Enjoy.

Lotus Exige Duratec Swap

Prenez un constructeur Anglais, ajoutez 7 titres de Champion de Formule 1. Ajoutez un ingénieur de talent qui vous sort un chassis en aluminium extrudé révolutionnaire. Carrossez avec une ligne intemporelle, fluide et racée. Ne mettez pas trop de poids, et n’en construisez que 604 exemplaires que vous appellerez LOTUS EXIGE. Laissez reposer pendant une trentaine d’années. Votre véhicule de collection est servi.

La Lotus Exige S1 a été construite en si peu d’exemplaires, qu’elle sera à coup sur une auto de collection. La question du SWAP moteur est familière des propriétaires de Lotus chassis 111, et on peut se demander si une telle opération ne tient pas du sacrilège, à plus forte raison pour une Exige…

Le Rover 1,8 est un moteur léger et fiable, lorsque il reste à un niveau de puissance raisonnable, disons autour de 160cv. Il est possible d’en tirer 180 et même 192cv en théorie grâce à la version VHPD (Very High Performance Derivative) montée d’origine sur l’Exige. Mais c’est à peu près tout ce qu’il est possible d’en tirer sans avoir à profondément revoir la mécanique, et de s’exposer à une fragilité malheureusement incontournable.

Moteur Ford Duratec

Le fait est que le chassis 111 peut encaisser beaucoup plus de puissance que les 120cv qui étaient à l’origine montés sur l’Elise de 1995. Lotus a graduellement augmenté la puissance, pour culminer à ce jour à 350cv sur l’Exige V6.

Ceux qui comme moi sont amoureux de ce chassis et rêvent la nuit de son équilibre jouissif sur une S1, n’ont qu’une seule obsession : donner à la Lotus Exige S1 le moteur qu’elle mérite.

En gros, trois options sont couramment pratiquées sur les Elise et Exige S1 :

  1. HONDA K20 atmosphérique ou compressé, bon pour 220 à 350cv
  2. AUDI 1,8 ou 2,0 Turbo, bon pour 220 à 500cv++
  3. FORD DURATEC 2,0 ou 2,3 atmo, bon pour 180 à 310cv

Chaque option présente son lot d’avantages et d’inconvénients, car la performance est toujours au détriment de quelque chose. J’ai choisi l’option du Ford Duratec pour les raisons suivantes :

  • Un moteur NEUF et sur mesure

Le bloc Duratec tout en alu, est issu de la grande série. Encore à ce jour, ce moteur est sur les lignes de production Ford. Ce bloc est très facilement disponible neuf, pour un prix très raisonnable. Ce n’est pas le cas pour les autres options du swap, ou un moteur  d’occasion est nécessaire. Le bloc Duratec sert de base à de très nombreux préparateurs, dont le célèbre Cosworth, et l’univers des pièces disponibles est sans limite. Tout comme un jeu de Lego, il est possible de choisir une configuration éprouvée, de commander les pièces, et de faire assembler le moteur par un pro. En cas de casse de pièce, l’approvisionnement est un jeu d’enfant, et le cout tout à fait acceptable. Ce bloc peut être poussé jusqu’à 310cv pour la version 2,3, sans avoir recours à la suralimentation.

  • Fiabilité, fiabilité et encore fiabilité

Le bloc Duratec est très fiable, même poussé à un niveau extrême de rendement. Les deux préparateurs les plus connus en Angleterre, RACECO et RACELINE, en font un argument massue. Le bloc est increvable, et est adapté à un usage intensif en course. C’est le bloc utilisé sur toutes les Caterham Cup. Et cet argument n’est pas usurpé. Après 3 années de piste, je n’ai eu aucun ennui mécanique.

  • Le poids, c’est l’ennemi 

L’avantage du bloc Rover d’origine est double. Le poids contenu du bloc, et le centre de gravité très bas. La culasse VVC rajoute du poids en haut, mais sans commune mesure avec le bloc Honda qui embarque moult kilos mal placés au somment du bloc. Par ailleurs, la boite de vitesse Rover PG1 d’origine s’adapte facilement au Duratec, permettant ainsi de le positionner parfaitement, la boite restant à son emplacement d’origine. Le bloc Audi, beaucoup plus puissant, est aussi beaucoup plus lourd.

  • Performance

J’ai choisi la version 280 de Raceco qui me l’a également assemblé, neuf. Le moteur est donné pour 280cv à 7900 tours. La plage d’utilisation vous permet de disposer de 26 à 29 Kg.m de couple de 4300 tours jusqu’au rupteur. A l’usage, cette force disponible dès les mi-régimes, est synonyme de relance imprenable. En revanche, le Duratec n’a pas l’explosivité et le tempérament rageur du K20. Mais la combinaison du couple, de la répartition des masses idéale, (seulement 15kg de plus que le Rover placés très bas !) la boite standard qui travaille parfaitement dans l’axe, cette recette vous donne la performance d’un groupe propulseur adapté au chassis.

Duratec Swap Lotus

Près de quatre ans après le SWAP réalisé par mon ami Franck J., je me rends chez mes amis de Digiservices pour passer l’auto au banc. En une demie heure l’auto est mise en place. J’ai le plaisir de rencontrer Louis Philippe Da Fonseca, rédacteur essayeur du magazine Echappement, qui passait par hasard pour passer au banc la toute nouvelle Megane RS. Louis Philippe reconnait la voiture assez vite et me demande « si par hasard cela ne serait pas celle qui tourne en 1’09 à Lurcy ». Non sans une pointe de fierté, je lui confirme l’info.

Nous voilà prêts pour envoyer du pâté. Les deux runs se déroulent parfaitement, au détail près que j’ai oublié de mettre la cartographie en mode Race. Le soft cut du rupteur est sur 7300 tours, pour un hard cut à 7500. Le moteur est calibré pour prendre 7900 tours… Malgré tout, nous obtenons une puissance de 266cv à 7124 tr/min et un couple de 286 N.m (29,2 Kg.m) à 5387 tr/min. Vidéo du run ci dessous.

Exige Duratec Power test chart

Après 4 ans de bons et loyaux services en France, en Allemagne, en Belgique, et Espagne, le Duratec n’a pas perdu un cheval. En 4 ans de piste, je n’ai eu à déplorer qu’une fissure sur ma boite à air, des joins d’injecteur à changer… Bref, pas grand chose à dire au chapitre des emmerdements mécaniques. Même la boite n’à pas bronché. Je suis très heureux de ce résultat qui confirme tout le bien que je continue à penser de ce choix comme étant le meilleur pour le chassis 111.

Découverte de la Piste d’essais Michelin à Ladoux

Michelin dispose d’un centre d’essais privé à deux pas de Clermont-Ferrand. Le site de Ladoux dispose d’un anneau de vitesse, d’une piste mouillée à arrosage constant, et d’une piste asphalte sèche et rapide. Sur l’invitation du MotorSport Magazine, j’ai participé à la journée open organisée par MS DRIVE sur ce complexe privé ou très peu d’opportunités de roulage se présentent dans l’année. Vidéos à la fin du post.

DES INFRASTRUCTURES IMPRESSIONNANTES

Il faut montrer patte blanche pour pénétrer dans l’enceinte de 450 hectares (!!!), ou les photos sont interdites. Je me contenterai de garder en mémoire le gigantisme du terrain, les coursives desservant les différentes pistes, et le panorama bucolique offert par le Puy de Dôme à quelques kilomètres de là. Lien Google Maps du site.

La piste asphalte a les caractéristiques suivantes :

  • Longueur de 2770 m
  • Largeur de 8 m
  • Différents virages avec rayons allant de 30 à 240 m
  • Revêtement standard de type routier (grip de folie…)
  • Certifié officiellement par FIA F1

Michelin plan piste asphalte Ladoux Large

UN GRIP HALLUCINANT, UN BITUME LISSE COMME UN BILLARD

L’access sur la piste se fait via un étrange X, car la piste est homologuée dans les deux sens. L’arrivée sur la piste se fait sur la zone la plus rapide. Prudence indispensable. La qualité du revêtement est remarquable, tout comme l’étonnante platitude du circuit. Pas une bosse, pas une vibration. Un vrai billard. Et quel grip ! Le dataloggin me donne des accélérations longitudinales de 1,01G au freinage au bout de la ligne droite, et de 1,34G en latéral sur le virage 7… La piste est telle que je durcis mes Nitrons jusque -3 clicks…

UNE PISTE TECHNIQUE ET RAPIDE… 

2770 mètres de long en 1’05’41, soit une moyenne de plus de 152 km/h !!! La piste se décompose en deux parties. Une première partie (du virage 2 au virage 7), constitue une succession de changements d’appuis dynamiques en 3ème, presque sans frein jusqu’au virage 7, ou il faudra caler l’auto à la corde. Vient ensuite la deuxième partie du circuit, A FOND jusqu’au virage 1, avant LE gros freinage du virage 2. Le GPS me donne 208 km/h à 100 mètres. Les virages 8 à 11 se négocient à fond absolu relativement facilement. Le 12 passe aussi, mais là il faut vraiment débrancher le cerveau pour ne pas au moins soulager une peu. Ca passe, mais c’est chaud… D’autant plus que si tu perds l’auto dans ce virage, c’est la luge à 200 à l’heure dans l’herbe vers la voie d’accès aux stands…

UNE PISTE A DECOUVRIR D’URGENCE !

La piste Asphalte de Ladoux ne malmènera pas vos freins, mais mettra vos pneus à rude épreuve, vous vous en doutez. Vous progresserez dans le rapide, et sur les enchainements d’appuis. La finesse du pilotage est obligatoire pour faire un temps. L’agressivité ne paiera pas vraiment. Les autos avec de l’aéro auront un avantage certain sur la deuxième partie du circuit. Quel pieds !

MERCI A L’EQUIPE DE MS-DRIVE ET MOTORSPORT MAGAZINE

Merci à Sébastien Michaud de MS-Drive pour la qualité de la journée, et à Nicolas Gourdol de MotorSport Magazine. Longue vie à la chaine Youtube de MotorSport dédiée aux Trackdays, et merci à Nicolas de publier mes vidéos !

Ci-dessous le tour rapide de la journée, en 1’05’41 au GPS. Le bêtisier et son crash final est ici

Le Mans – Circuit Bugatti – Partie 4 : Chemin aux Boeufs, Esses Bleus et Raccordement

Vous sortez du double droit du Garage Vert. Vous voilà lancé sur la deuxième lige droite du circuit Bugatti au Mans. Le prochaine enchainement est la chicane rapide du Chemin aux Boeufs.

Enchainement du Chemin aux Boeufs, Circuit Bugatti, Le Mans.
Enchainement du Chemin aux Boeufs, Circuit Bugatti, Le Mans.

Pif paf rapide ou il est fondamental de soigner l’entrée à gauche, pour conserver un maximum de vitesse, en prenant soin de correctement poser la voiture pour remettre les gaz dans l’axe au point de transition, juste avant le droit. Le vibreur du gauche est prenable du bout des roues intérieures. En revanche le vibreur de droite peut être pris de façon beaucoup plus agressive, une fois la voiture correctement posée. Cet enchainement rapide constitue un excellent entrainement car les dégagements sont larges et il est possible de se permettre quelques fantaisies sans risque majeur de casse.

Vous soudez ensuite sur toute la sortie, y compris sur le vibreur intérieur, puis extérieur à gauche en sortie. Là encore vous pouvez vous permettre un excès d’optimisme sur le sec, car le vibreur extérieur en sortie est recouvert d’herbe synthétique permettant de sauver l’auto sans trop perdre de temps. ATTENTION: ne jamais rouler en appui sur l’herbe synthétique mouillée!!!

Vous arrivez au freinage des ESSES Bleus, autre enchainement rapide du Bugatti, cette fois droite-gauche avec une difficulté liée au dévers positif puis négatif de la piste.

Les Esses Bleus - Le Man Bugatti

Freinez bien droit en bout de ligne droite, au niveau du début du vibreur. Pour les plus téméraires, ou les voitures peu puissantes, il est possible de freiner plus tard, environ 20 mètres après le début du vibreur. La corde du premier droit est assez tardive, et vous bénéficiez d’un dévers positif. La piste penche vers la droite, ce qui vous permet une entrée tendue sur les gaz. Ne pas hésiter à manger le vibreur de droite, peu violent.

Le gauche est plus technique et délicat, puisque le dévers négatif rendra l’auto fragile sur ses appuis. Il est facile de perdre l’auto sur un lâché de pied à cet endroit du circuit. Soyez vigilant ! Tentez de ne pas casser trop violemment votre vitesse sur cet enchainement, soyez coulé et très progressif sur les pédales. Enroulez gentiment pour vous laisser déporter bien à droite, jusqu’à la ligne des stands.

Dernier virage avant la ligne droite des stands, le Raccordement. C’est en effet à cet endroit que se raccordent le circuit Bugatti et le circuit des 24 heures, d’ou le nom de ce virage. On le voit d’ailleurs sur la photo ci-dessous.

Le Raccordement - Le Mans circuit BugattiPremier virage à droite, le plus appuyé, ou l’on reste sur les freins jusqu’au vibreur extérieur. Remise des gaz légère et idéalement un allongement de la courbe pour attaquer le deuxième droit qui conditionne la ligne droite des stands. Le deuxième vibreur peut être mordu généreusement, attention toutefois à garder deux roues extérieures sur la piste et ne pas perdre la motricité sur les différentes surfaces. Cet enchainement est assez délicat, puisque le premier freinage est en appui et que les deux morceaux de la courbe sont presque un peu trop espacés pour ne constituer qu’un seul virage à droite. C’est la raison pour laquelle il ne faut pas hésiter à se laisser déporter bien à gauche pour arrondir au maximum. Vous êtes donc gaz à fond avant le deuxième vibreur. Il faut sacrifier le premier droit pour être idéalement placé sur la sortie et le passage du deuxième vibreur. La vitesse de l’auto en haut de la ligne droite en dépend !

Visitez la page VIDEO pour visionner un tour embarqué.

Le Mans – Partie 1 – Courbe Dunlop

Le Mans – Partie 2 – Chapelle

Le Mans – Partie 3 – Musée et Garage Vert

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