Archives du mot-clé elise

Kumho V70A vs Avon ZZR – Lequel est le plus rapide ?

L’égo d’un pilote du dimanche est inversement proportionnel au temps qu’il lui faut pour faire le tour d’un circuit. D’une mauvaise foi totale et un brin narcissique, il se refusera systématiquement à considérer une option autre que celle mettant à sa disposition la performance maximale. Je ne déroge évidemment pas à cette règle. Je profite donc de ce post censé parler de pneus, pour publier la vidéo d’un remarquable 1’54’04 réalisé par votre serviteur à Magny Cours F1 vendredi dernier, à voir en bas de cette page. Cette insertion particulièrement vaniteuse (j’assume…), me permets néanmoins d’introduire le sujet abordé ce jour !

Quel est le plus rapide des pneus « circuit » ?

Je ne vous parlerai pas de confort, de polyvalence, de résistance et d’endurance (un peu tout de même). Seule la question de la performance m’intéresse aujourd’hui. Encore plus vite, la seule contrainte étant de pouvoir prétendre conduire une auto de route. Quelles sont les options :

YOKOHAMA ADVAN A048YOKOHAMA ADVAN A048

C’est le pneu en première monte sur les Lotus Exige depuis l’origine. Il s’agit plus spécifiquement de la version LTS. Les flans sont plus souples, et adaptés au poids contenu de nos frêles autos. Pendant longtemps les « Yokos » furent les pneus de la Lotus Cup Europe, Elise Trophy et Lotus Cup UK.

TOYO R888TOYO PROXES R888

Toyo a été le premier fabriquant a frapper fort sur le marché du pneu Track Day homologué route. La gamme PROXES et son fameux R888 est une alternative performante et moins chère que le Yoko. Performance équivalente à celle du Yoko, voir un poil mieux dans certaines conditions de piste. De multiples comparatifs 048 vs 888 peuvent se trouver sur le net. Vous lirez évidemment tout et son contraire, aux détours des innombrables forums débattant ardemment du sujet.

RACE ECSTA V700KUMHO ECSTA V70A

Rien que pour son nom, et surtout sa forme carrée et solide, ce pneu me faisait envie… Quoi, ne me dites pas que le dessin et les sculptures d’un pneu ne suscitent pas en vous une sorte d’émotion… Ce manufacturier est récent, et son implantation en Europe est naissante, avec d’après ce que j’ai pu comprendre, quelques progrès à faire en termes de distribution. Trouver un V70A en France peut être compliqué, et quatre encore plus… En termes tout à fait subjectifs (mais en termes objectifs aussi), c’est mon chouchou.

Avon ZZRAVON ZZR

Le dernier né à faire une arrivée tonitruante dans la communauté Lotus, puisque AVON coupe l’herbe sous de pieds de Yokohama et devient le fournisseur exclusif et officiel des Lotus Cup Europe, Lotus Cup UK et Elise Trophy. Un beau pieds de nez au manufacturier Japonais. Afin de pouvoir m’étalonner aux performances des voitures de course de la LCE, j’ai monté mon premier train de ZZR ce weekend.

J’ai donc testé ces 4 pneus sur mon Punisher dopé à la testostérone et voici le classement du plus au moins rapide :

  1. AVON ZZR égalité avec KUMHO ECSTA V70A
  2. TOYO PROXES R888
  3. YOKOHAMA A048 LTS

Quelques remarques intéressantes suite à la sortie du 24 mai avec le Club Lotus France sur le circuit de Magny Cours F1 (vidéo plus bas). Tout d’abord, le Avon ZZR marche bien, puisque il va aussi vite que le Kumho sur une piste sensiblement comparable. En revanche les sensations sont très différentes et j’apporterais une nuance sur la façon dont la performance est atteinte pour chacun de ces pneus.

Le Kumho est très directif, ses flancs se déforment apparemment moins que ceux du ZZR. La sensation de précision est flagrante. L’auto est très directive, plantée, stable mais plus technique aussi.

Le ZZR grip tout autant, mais il est plus progressif à la limite, les flancs travaillent plus, et il en résulte une auto plus facile à gérer aux abords du point de ripage. La gomme aurait tendance sur le ZZR a avoir une température de fonctionnement sur une plage plus étroite, et la performance du pneu se dégrade assez rapidement. A Magny Cours, c’est au deuxième ou troisième tour que le pneu marche, ensuite la perf se dégrade, pour s’effondrer d’une seconde au 5ème tour. Les phases de transition rapides dans les pif paf par exemples, donnent une étrange sensation de flou sur les transferts de masse, ce qui constitue le principal grief de ce pneu dans l’état actuel de ma connaissance.

Tout compte fait, je pense que le ZZR ira plus vite que le Kumho, mais un travail sur la géométrie et les suspensions est indispensable pour le faire correctement travailler. Vraisemblablement en assouplissant l’hydraulique, à voir. Il me reste à valider ces tests, puisque je n’avais pas touché à mes réglages châssis qui convenaient au Kumho. Se sont donc les ZZR qui resteront cette année sur ma voiture, avec pas mal de réglages à découvrir et valider. Bien que les Kumho m’aient donné toute satisfaction jusqu’à présent, en parcourant déjà 7 sorties avec encore un peu de rabe, je compte tenter d’exploiter le maximum des ZZR. Je continuerai à poster mes temps cette année pour comparer à l’année dernière.

Résultats Lotus Cup UK – Zolder 2012

Quel week end ! Quelle émotion ! La magie de la première fois a opéré. Nous sommes de retour de Zolder ou nous avons participé à notre première course en Lotus. Pas de victoire, mais une course menée tambour battant parmi une horde sauvage de 211 et autres Exige cup affutées. Entre deux manches de la FIA Truck Racing Championship, le programme était chargé. Lotus on Track Racing Drivers’ Club y organisait d’une part la dernière manche de la Lotus Cup Europe, et le 6ème round de la Lotus Cup UK. Notre objectif était simple. Faire au mieux et mener la voiture jusqu’à la ligne d’arrivée. Mission accomplie. Nous finissons P19 au général sur 28 voitures classées, et P8 en classe Production sur 12 voitures classées. Merci à toute l’équipe de ES Motorsport, à Paul Golding et tous les membres de l’équipe du LOTRDC. We will be back…

Track Day. Le plaisir évolue.

L’idée est simple. Emmener son auto préférée sur un circuit, et enfin être sur un terrain de jeu adapté à nos si chers bolides.

Il y a déjà 9 ans, j’emmenais mon tout nouvel Opel Speedster atmo sur piste pour la première fois. Achetée quelques semaines auparavant, et ayant pu savourer sur route son fabuleux toucher de route, j’allais enfin réaliser ce rêve de gosse: piloter sur circuit. Rendez-vous est donné à Folembray, à l’occasion d’une célèbre journée GTI… Enfin en piste. Je me souviendrai longtemps de cette journée ensoleillée, ou chaque pilote amateur (cela va sans dire) pouvait enfin dégoupiller et mettre à fonds sa trapanelle. Le plaisir se trouvait simplement là, et même en faisant n’importe quoi, je m’éclatais follement avec cette bande de maboules tout autour de moi. Non, on ne peux pas prendre la Vmax à Folembray, ni même sur d’autres circuits bien plus rapides comme je le découvris plus tard, mais qu’importe. Cette excitation des premiers instants, celui du « p’tit nouveau » est tellement rafraichissante. Cela me manquerais presque un peu aujourd’hui…

L’expérience aidant, les attentes et le plaisir évoluent aussi. J’en ai déjà parlé sur ce post, le plaisir peut avoir lieu pendant, mais aussi avant. Ma satisfaction devait maintenant pouvoir être mesurée. Il fallait progresser en somme. Le premier milestone a été mon inscription au Club Lotus France. Le plaisir en solitaire, disons que c’est une certaine hygiène de vie, mais pouvoir partager avec d’autres cela donne une vraie dimension à l’expérience. Et ce n’est qu’au bout de 3 ans d’une vie de track day en patachon, que je rencontre ceux qui aujourd’hui compte parmi mes meilleurs amis.

Le premier vrai conseil d’un éminent membre du comité circuit du club, me fut donné lors d’une séance de pourrissage en règle, sur le bord de la piste d’Abbeville. « Tu tournes en combien? » Euh… Je sais pas… « Quoi? T’as pas d’Alfano? » Euh… C’est quoi un Alfano?

J’ai très vite compris ce que c’était, à l’occasion de la sortie suivante, ou je réalisais avec effroi que j’étais « à l’arrêt »… Fermement décidé à devenir moins mauvais, je me décide à me faire coacher. Deuxième milestone important et il m’aura fallu un an de plus avant de franchir le pas. A plusieurs reprise avec Claude Gonzales, lui même bon pilote mais surtout excellent pédagogue. Puis avec Philippe de Korsak au circuit des Ecuyers. Bien sur certain de mes amis était à l’époque meilleurs que moi, et quoi de plus naturel que de se faire emmener avec eux.

Le milestone suivant, c’est que je suis bien évidemment devenu meilleur qu’eux et qu’il me fallait autre chose pour continuer à brandir fièrement vers le ciel cette satanée courbe de progression…

Tune it, or not Tune it?

Ca y est, elle est dans le garage. Ce sublime petit roadster qui a animé tes nuits, tes rêves et qui a sérieusement réduit tes économies est bel et bien à la maison. Tu te souviens parfaitement de l’excitation des premiers jours, et aussi des jours qui ont précédé la prise de décision jusqu’au moment ultime de jouissance à la livraison. Car oui la possession n’est pas la seule source de plaisir. Finalement c’est humain, on se plait a rêver d’avoir ce que l’on a pas, et c’est en soit une source de satisfaction à part entière.

Oui mais voilà, que faire à présent? Bien évidemment parcourir les multiples forums dédiés au châssis 111 de Lotus, passer du stade de jeune Padawan à celui « d’Expert » avec plus de 100 posts par semaine. On lit, on s’instruit, enfin tout du moins on en a l’impression. Mais au bout de quelques temps, on éprouve le besoin presque frénétique « d’optimiser » son auto. Comment résister au plaisir indescriptible de se faire livrer 4 jantes TMR de 4,5kg le bout, ou bien les derniers Nitrons 3 voies 46 mn développés par Hoffmann???

Et puis il y a les irréductibles rabat joies de forum, qui vous expliquent en substance que tout cela n’est pas justifié, que ce qui est important c’est « ce qui est derrière le cerceau ».

C’est toujours la même histoire avec presque un rapport de force qui apparait entre les « anciens » et les newbee, avides de découverte. Les donneurs de leçons sont souvent les même et quand bien même il y a souvent deux trois arguments recevables, c’est fatigant.

Alors oui je vous le dis:

Tuner sa caisse, c’est bien!

Vive les amortisseurs, vive les jantes en alu hors de prix, les pièces en carbone à gogo, des pots d’échappement trop bruyants et autres appendices aérodynamiques au design approximatif. Car oui, le plaisir que l’on éprouve lors du processus d’achat le justifie à lui seul. Vive le carbone, vive le tuning !!!

Bienvenu sur Lotus 111

Vous êtes amateur d’auto, que dis-je, vous avez de l’essence qui coule dans vos veines… Vous entendez ? Un moteur qui gronde au loin… Combien de cylindres ? 8, peut être même 12 ? Vous reconnaissez immédiatement le son d’une Lambo ou d’une Aston, quand au V8 Ferrari et le déclenchement des clapets reconnaissable à la première seconde, ce n’est plus qu’une formalité. Vous ne ratez jamais un GP de Formule 1, vous regardez les dernières vidéo de la chaine « Drive » sur Youtube. Tout cela est parfait, et c’est un excellent point de départ.

Il y a environ 11 ans, jeune cadre dynamique, j’affutais mes armes et ma passion sur une modeste Golf GTI 3 de 115cv… Les ronds-points de la banlieue parisienne offraient un terrain de jeu ludique pour le drift, mais peu idéal. J’ai assez vite upgradé mon champ d’actions vers des routes de campagne pour quelques balades rythmées. J’y ai découvert non sans terreur la notion de « Brake fading »…

C’était décidé. Fini les Hot Hatch à l’Allemande, fonctionnelles et issues de la grande série, il me fallait une VRAIE voiture de sport… Une Porsche? Non, c’est Allemand aussi… Une Ferrari? Oui bien sur, avec quel argent… (remarque également valable pour la Porsche du reste…)

La révélation lorsque en ce printemps d’automne 2003, je découvre avec une larme d’émerveillement, le concept pourtant déjà né en 1996 de la Lotus Elise. Une voiture résolument sportive, simple et ludique, au design frais et intemporel. Le pilote et les sensations qu’il doit ressentir au volant sont la priorité absolue. C’est la claque. Car oui, je n’ai toujours pas assez d’économies pour me l’offrir… Ni une ni deux, je cherche une alternative, elle apparait évidente : Speedster. Opel Speedster…

Oui ce n’est pas sexy, mais cette voiture est celle qui a tout déclenché. C’est ce petit roadster noir de 140cv qui constitue le point de départ de ce qui est aujourd’hui la premier post de ce blog…