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Track Day. Le plaisir évolue.

L’idée est simple. Emmener son auto préférée sur un circuit, et enfin être sur un terrain de jeu adapté à nos si chers bolides.

Il y a déjà 9 ans, j’emmenais mon tout nouvel Opel Speedster atmo sur piste pour la première fois. Achetée quelques semaines auparavant, et ayant pu savourer sur route son fabuleux toucher de route, j’allais enfin réaliser ce rêve de gosse: piloter sur circuit. Rendez-vous est donné à Folembray, à l’occasion d’une célèbre journée GTI… Enfin en piste. Je me souviendrai longtemps de cette journée ensoleillée, ou chaque pilote amateur (cela va sans dire) pouvait enfin dégoupiller et mettre à fonds sa trapanelle. Le plaisir se trouvait simplement là, et même en faisant n’importe quoi, je m’éclatais follement avec cette bande de maboules tout autour de moi. Non, on ne peux pas prendre la Vmax à Folembray, ni même sur d’autres circuits bien plus rapides comme je le découvris plus tard, mais qu’importe. Cette excitation des premiers instants, celui du « p’tit nouveau » est tellement rafraichissante. Cela me manquerais presque un peu aujourd’hui…

L’expérience aidant, les attentes et le plaisir évoluent aussi. J’en ai déjà parlé sur ce post, le plaisir peut avoir lieu pendant, mais aussi avant. Ma satisfaction devait maintenant pouvoir être mesurée. Il fallait progresser en somme. Le premier milestone a été mon inscription au Club Lotus France. Le plaisir en solitaire, disons que c’est une certaine hygiène de vie, mais pouvoir partager avec d’autres cela donne une vraie dimension à l’expérience. Et ce n’est qu’au bout de 3 ans d’une vie de track day en patachon, que je rencontre ceux qui aujourd’hui compte parmi mes meilleurs amis.

Le premier vrai conseil d’un éminent membre du comité circuit du club, me fut donné lors d’une séance de pourrissage en règle, sur le bord de la piste d’Abbeville. « Tu tournes en combien? » Euh… Je sais pas… « Quoi? T’as pas d’Alfano? » Euh… C’est quoi un Alfano?

J’ai très vite compris ce que c’était, à l’occasion de la sortie suivante, ou je réalisais avec effroi que j’étais « à l’arrêt »… Fermement décidé à devenir moins mauvais, je me décide à me faire coacher. Deuxième milestone important et il m’aura fallu un an de plus avant de franchir le pas. A plusieurs reprise avec Claude Gonzales, lui même bon pilote mais surtout excellent pédagogue. Puis avec Philippe de Korsak au circuit des Ecuyers. Bien sur certain de mes amis était à l’époque meilleurs que moi, et quoi de plus naturel que de se faire emmener avec eux.

Le milestone suivant, c’est que je suis bien évidemment devenu meilleur qu’eux et qu’il me fallait autre chose pour continuer à brandir fièrement vers le ciel cette satanée courbe de progression…

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Gentleman driver.
Lotus 111.

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