Lotus 111

Conduire et piloter

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Lurcy Levis avec le CLF. Record battu !

A défaut d’une victoire à Zolder, je m’offre ma petite victoire à Lurcy aujourd’hui. Après une nuit sous la pluie, je me décide à la dernière minute à prendre la route et braver les éléments pour arriver comme une fleur à 11h du matin sur place en ce dimanche 7 octobre. La journée est organisée par le CLF. Ca s’annonce mal pour le record, la piste est trempée, et il fait vraiment moche, il pleut. Le temps de m’installer, il est déjà 11h30 et je n’ai le temps que de faire une session sous l’eau et de bavarder avec les copains. Pendant le dej, il ne pleut plus et la piste commence à sécher. J’ajuste les pressions et réduit l’aéro (j’étais au max le matin sous l’eau) et remets les amortisseurs en position sec. A 17h, la piste est totalement sèche. Les temps tombent. 1’09’89. Record battu. Merci au CLF, nos Lotus sont décidément extraordinaires.

Résultats Lotus Cup UK – Zolder 2012

Quel week end ! Quelle émotion ! La magie de la première fois a opéré. Nous sommes de retour de Zolder ou nous avons participé à notre première course en Lotus. Pas de victoire, mais une course menée tambour battant parmi une horde sauvage de 211 et autres Exige cup affutées. Entre deux manches de la FIA Truck Racing Championship, le programme était chargé. Lotus on Track Racing Drivers’ Club y organisait d’une part la dernière manche de la Lotus Cup Europe, et le 6ème round de la Lotus Cup UK. Notre objectif était simple. Faire au mieux et mener la voiture jusqu’à la ligne d’arrivée. Mission accomplie. Nous finissons P19 au général sur 28 voitures classées, et P8 en classe Production sur 12 voitures classées. Merci à toute l’équipe de ES Motorsport, à Paul Golding et tous les membres de l’équipe du LOTRDC. We will be back…

Let’s go racing. Shall we?

La décision est prise. Une sorte de déclic au mois de juin dernier.

Alors que nous étions à Croix en Ternois avec Jean-Baptiste, nous avions pris beaucoup de plaisir à rouler ensemble sur ce petit circuit, lors d’une sortie Lotus-on-Track de dernière minute. Nous nous amusions à rouler l’un derrière l’autre pour filmer nos superbes 111S de prêt dans le feu de l’action. Le résultat est d’ailleurs assez sympa, bien que filmé avec ma vieille Go Pro de première génération.

Il n’y avait presque personne ce jour là, à tout casser une vingtaine de voitures. La météo incertaine avait même découragé les plus téméraires en début d’après midi, avec une pluie fine que faisait son apparition. JB est une espèce rare de warrior des temps modernes, avec un passé de pilote de chasse en Mirage 2000 excusez du peu, le garçon ne peut tout simplement pas s’empêcher d’essayer de me doubler ou d’essayer de me larguer lorsque nous roulons ensemble. L’occasion était trop belle, car nous roulions ce jour là avec des autos relativement comparables pour que le pilotage fasse une vraie différence. Lorsque la pluie est tombée, nous étions seuls en piste. Le bougre ne lâche pas prise facilement. En fait il ne lâche pas prise du tout… Mais ça je le savais déjà puique il en avait fait la démonstration flagrante à plusieurs reprise en course. Ce qui fut plus étonnant, et révélateur, c’est que je ne lâchais pas grand chose non plus ! La passe d’arme a duré 5 tours ou franchement nous n’étions plus du tout en configuration Track Day…

A la suite de cette journée, et après un débrief animé (dans le bon sens du terme) une fois rentrés à la maison, la décision fut prise.

LET’S GO RACING!

Push the limits.

Le plaisir. Nécessaire mais non suffisant pour obtenir la satisfaction. Car c’est bien de cela qu’il s’agit à présent. Allez plus vite, c’est une forme de satisfaction, c’est celle que je recherche depuis deux ans. Le plaisir, je l’ai de toute façon en travaillant sur l’auto. J’en ai aussi à chaque fois que le Duratec de l’Exige se met à rugir. Cette voiture est unique, et je sais qu’elle peut aller très vite. Elle est dans mon garage, c’est un bon début. Pour continuer à progresser, j’ai deux axes majeurs sur lesquels je dois travailler. En effet, je ne parviens plus à progresser si je ne m’astreins pas à une forme de rigueur et de travail.

Le set up de l’auto:

La géo, l’amortissement, l’aéro, les pneus, les freins… Une possibilité de réglage infinie. Chaque circuit, chaque conditions de piste, et autant de nouvelles combinaisons sont possibles. Je ne suis qu’un amateur, et il faut tout apprendre, tout découvrir. Observer, faire le tri entre ce qui marche, et ce qui est supposé marcher. Tester, essayer, se planter, s’emmêler les pinceaux, et parfois Bingo. Une perf.

L’engagement au volant:

Pour aller vite, il faut être techniquement au point en terme de pilotage, mais pas seulement. Il faut pouvoir toucher ses limites, les repousser, sans jamais sur-conduire. Dans le lent, la technique bien maitrisée sera suffisante. Dans le rapide, la sérénité et l’engagement vous font gagner des secondes entières. Mon ami Jean-Baptiste Meusnier du Team Performans Engine n’a de cesse de me le répéter depuis maintenant deux ans depuis qu’il participe à la LCE. Seule la Course peut faire repartir la course de progression à la hausse, car elle impose un niveau de concentration maximum, et un objectif de résultat…

Départ de la course 1, JB Meusnier est devant.

Track Day. Le plaisir évolue.

L’idée est simple. Emmener son auto préférée sur un circuit, et enfin être sur un terrain de jeu adapté à nos si chers bolides.

Il y a déjà 9 ans, j’emmenais mon tout nouvel Opel Speedster atmo sur piste pour la première fois. Achetée quelques semaines auparavant, et ayant pu savourer sur route son fabuleux toucher de route, j’allais enfin réaliser ce rêve de gosse: piloter sur circuit. Rendez-vous est donné à Folembray, à l’occasion d’une célèbre journée GTI… Enfin en piste. Je me souviendrai longtemps de cette journée ensoleillée, ou chaque pilote amateur (cela va sans dire) pouvait enfin dégoupiller et mettre à fonds sa trapanelle. Le plaisir se trouvait simplement là, et même en faisant n’importe quoi, je m’éclatais follement avec cette bande de maboules tout autour de moi. Non, on ne peux pas prendre la Vmax à Folembray, ni même sur d’autres circuits bien plus rapides comme je le découvris plus tard, mais qu’importe. Cette excitation des premiers instants, celui du « p’tit nouveau » est tellement rafraichissante. Cela me manquerais presque un peu aujourd’hui…

L’expérience aidant, les attentes et le plaisir évoluent aussi. J’en ai déjà parlé sur ce post, le plaisir peut avoir lieu pendant, mais aussi avant. Ma satisfaction devait maintenant pouvoir être mesurée. Il fallait progresser en somme. Le premier milestone a été mon inscription au Club Lotus France. Le plaisir en solitaire, disons que c’est une certaine hygiène de vie, mais pouvoir partager avec d’autres cela donne une vraie dimension à l’expérience. Et ce n’est qu’au bout de 3 ans d’une vie de track day en patachon, que je rencontre ceux qui aujourd’hui compte parmi mes meilleurs amis.

Le premier vrai conseil d’un éminent membre du comité circuit du club, me fut donné lors d’une séance de pourrissage en règle, sur le bord de la piste d’Abbeville. « Tu tournes en combien? » Euh… Je sais pas… « Quoi? T’as pas d’Alfano? » Euh… C’est quoi un Alfano?

J’ai très vite compris ce que c’était, à l’occasion de la sortie suivante, ou je réalisais avec effroi que j’étais « à l’arrêt »… Fermement décidé à devenir moins mauvais, je me décide à me faire coacher. Deuxième milestone important et il m’aura fallu un an de plus avant de franchir le pas. A plusieurs reprise avec Claude Gonzales, lui même bon pilote mais surtout excellent pédagogue. Puis avec Philippe de Korsak au circuit des Ecuyers. Bien sur certain de mes amis était à l’époque meilleurs que moi, et quoi de plus naturel que de se faire emmener avec eux.

Le milestone suivant, c’est que je suis bien évidemment devenu meilleur qu’eux et qu’il me fallait autre chose pour continuer à brandir fièrement vers le ciel cette satanée courbe de progression…

Alors comme ça tu sais piloter?

Le bolide est affûté. Paré des derniers amortisseurs Nitron achetés à grands frais sur Eliseparts, et des ultra-efficaces freins sur bol alu de Seriously Lotus. Cette fois c’est sur, l’Exige S2 atmo noire, comme sur cette cultissime video de Top Gear, sera insuivable. Enfin vas tu pouvoir montrer à tout le monde à quel point tu vas vite. Déjà 5 track days dans les pattes avec le CLF, et franchement tu n’amusais pas le terrain.

Bonne ambiance dans les paddocks, tu te régales et dégustes chaque seconde qui précède la mise en pré-grille, tu écoutes attentivement les anciens qui te font le briefing. Et que dire de cette piste mythique : Le Mans. Rien que le nom te fait vibrer. Depuis que tu es gosse, tu rêvais un jour de pouvoir y conduire. Le jour J est enfin arrivé.

Derniers préparatifs avant de s’élancer. Vite, ajustes les pressions et dégonfles les pneus un maximum. Après tout, tu vas tellement les faire chauffer, que si tout le monde part petits bras à 1.5, toi tu te mets direct à 1.4. Et bien oui, tu es un pilote à présent. Vite, s’empresser de durcir les suspensions enfin réglables, et dans le doute les mettre au plus dur, ça ne peut qu’aller bien plus vite. Allez, c’est parti, l’Alfano tout neuf est allumé, feu! On donne tout, on ne lâche rien. Tout le monde se traine, tu es le plus rapide c’est évident. Fin de cession, tu n’as pas perdu une miette de tes 30 minutes de roulage…

Il est 11h30, les pneus sont à l’agonie, normal, tu n’as pas du suffisamment les dégonfler. Et puis il fait si chaud! Comment ça la voiture ne tourne pas? Ah bien sur, la barre anti roulis n’est pas au plus dur. Ton temps de 2’08 a été battu? Encore un qui se la raconte…

Bon, il se dit que le gars n’est pas mauvais. Mais s’il est plus vite, c’est normal, c’est parce qu’il a une Exige S1 trafiquée à mort!!! Plus légère, équipée de Nitron 3 voies, c’est pas du jeu! Bon… Après tout, le gars est parait-il sympa, vas donc discuter avec lui pour comprendre pourquoi sa voiture va plus vite. Hyper sympa en effet le garçon… Il te propose même de faire un tour avec lui. Après tout, pourquoi pas, à part ton pote Jean-Louis, tu n’es jamais monté avec personne. En combien il tourne déjà?

Et là c’est la grosse claque. Comme celle que tu prends la première fois que le concessionnaire te fait essayer en banlieue parisienne, ce superbe Speedster atmo que tu avais tant aimé. Peut être même doublement plus forte. D’une part tu n’imaginais pas une seconde qu’une auto pouvait aller si vite et être si sensationnelle, et d’autre part tu réalises que… Non, tu ne sais pas piloter.

Passé le moment quelque peu piquant de ton amour propre qui vole en éclat, une douce chaleur finit tout de même par t’envahir. Il reste tellement à apprendre. Le chemin va être long, mais cela sera tellement bon.

Tune it, or not Tune it?

Ca y est, elle est dans le garage. Ce sublime petit roadster qui a animé tes nuits, tes rêves et qui a sérieusement réduit tes économies est bel et bien à la maison. Tu te souviens parfaitement de l’excitation des premiers jours, et aussi des jours qui ont précédé la prise de décision jusqu’au moment ultime de jouissance à la livraison. Car oui la possession n’est pas la seule source de plaisir. Finalement c’est humain, on se plait a rêver d’avoir ce que l’on a pas, et c’est en soit une source de satisfaction à part entière.

Oui mais voilà, que faire à présent? Bien évidemment parcourir les multiples forums dédiés au châssis 111 de Lotus, passer du stade de jeune Padawan à celui « d’Expert » avec plus de 100 posts par semaine. On lit, on s’instruit, enfin tout du moins on en a l’impression. Mais au bout de quelques temps, on éprouve le besoin presque frénétique « d’optimiser » son auto. Comment résister au plaisir indescriptible de se faire livrer 4 jantes TMR de 4,5kg le bout, ou bien les derniers Nitrons 3 voies 46 mn développés par Hoffmann???

Et puis il y a les irréductibles rabat joies de forum, qui vous expliquent en substance que tout cela n’est pas justifié, que ce qui est important c’est « ce qui est derrière le cerceau ».

C’est toujours la même histoire avec presque un rapport de force qui apparait entre les « anciens » et les newbee, avides de découverte. Les donneurs de leçons sont souvent les même et quand bien même il y a souvent deux trois arguments recevables, c’est fatigant.

Alors oui je vous le dis:

Tuner sa caisse, c’est bien!

Vive les amortisseurs, vive les jantes en alu hors de prix, les pièces en carbone à gogo, des pots d’échappement trop bruyants et autres appendices aérodynamiques au design approximatif. Car oui, le plaisir que l’on éprouve lors du processus d’achat le justifie à lui seul. Vive le carbone, vive le tuning !!!

Bienvenu sur Lotus 111

Vous êtes amateur d’auto, que dis-je, vous avez de l’essence qui coule dans vos veines… Vous entendez ? Un moteur qui gronde au loin… Combien de cylindres ? 8, peut être même 12 ? Vous reconnaissez immédiatement le son d’une Lambo ou d’une Aston, quand au V8 Ferrari et le déclenchement des clapets reconnaissable à la première seconde, ce n’est plus qu’une formalité. Vous ne ratez jamais un GP de Formule 1, vous regardez les dernières vidéo de la chaine « Drive » sur Youtube. Tout cela est parfait, et c’est un excellent point de départ.

Il y a environ 11 ans, jeune cadre dynamique, j’affutais mes armes et ma passion sur une modeste Golf GTI 3 de 115cv… Les ronds-points de la banlieue parisienne offraient un terrain de jeu ludique pour le drift, mais peu idéal. J’ai assez vite upgradé mon champ d’actions vers des routes de campagne pour quelques balades rythmées. J’y ai découvert non sans terreur la notion de « Brake fading »…

C’était décidé. Fini les Hot Hatch à l’Allemande, fonctionnelles et issues de la grande série, il me fallait une VRAIE voiture de sport… Une Porsche? Non, c’est Allemand aussi… Une Ferrari? Oui bien sur, avec quel argent… (remarque également valable pour la Porsche du reste…)

La révélation lorsque en ce printemps d’automne 2003, je découvre avec une larme d’émerveillement, le concept pourtant déjà né en 1996 de la Lotus Elise. Une voiture résolument sportive, simple et ludique, au design frais et intemporel. Le pilote et les sensations qu’il doit ressentir au volant sont la priorité absolue. C’est la claque. Car oui, je n’ai toujours pas assez d’économies pour me l’offrir… Ni une ni deux, je cherche une alternative, elle apparait évidente : Speedster. Opel Speedster…

Oui ce n’est pas sexy, mais cette voiture est celle qui a tout déclenché. C’est ce petit roadster noir de 140cv qui constitue le point de départ de ce qui est aujourd’hui la premier post de ce blog…

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